Le marché des céréales flambe, les acteurs perdent leurs repères !

Notre environnement a changé, la mondialisation est cette fois bien là. La baisse de production mondiale de céréales en 2006, la demande mondiale de plus en plus forte et la concurrence des biocarburants nous entraînent vers un stock de fin de campagne au plus bas sur le plan mondial.

 

L’avenir des prix est incertain : nous sommes entrés dans une période transitoire dans laquelle les nouveaux équilibres mondiaux ne sont pas encore trouvés.

 

Nous finissons la campagne 2006/2007 dans un contexte de marché très volatil. L’évolution du prix du blé sur le MATIF est en hausse importante et régulière depuis plusieurs mois.

 

Le marché à terme du blé à Paris (MATIF) devient une référence. Les traders traditionnels ont augmenté leur présence sur ce marché à des fins d’arbitrage. Cet arbitrage consiste à recouvrir sur le MATIF les contrats d’achat ou de vente à terme réalisés en physique, dans le but de s’assurer sur le prix. Les acteurs du biocarburant, nouveaux entrants sur ce marché, et les investisseurs financiers ont accentué le volume d’affaires traité, donnant toute la liquidité nécessaire au bon fonctionnement du MATIF.

 

La situation mondiale reste très fragile sur l’ensemble des céréales en raison du stock de fin de campagne particulièrement bas. Une augmentation globale de production dans l’hémisphère nord est prévue pour cette nouvelle campagne, tant en céréales à paille que pour le maïs. Il est encore trop tôt pour faire des prévisions pour l’hémisphère sud. Le point actuel laisse apparaître une évolution des prix à la hausse en raison de deux facteurs principaux :

 

  • Sur la nouvelle campagne, l’Ukraine se retire du marché mondial en refusant d’exporter son blé au moins jusqu’à septembre 2007.
  • Les pays du nord de l’Afrique prévoient à ce jour une baisse de leur production de l’ordre de 50 %. En l’absence de l’Ukraine, leurs demandes risquent de se concentrer sur l’Europe des 27.

 

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Les conditions climatiques continuent d’être mauvaises, apportant son lot d’incertitudes, chaque jour faisant, sur les rendements 2007.

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