De l'utilisation raisonnée des phosphates dans l'alimentation des porcs

tl_files/images/conseils/conseil-formulateur-info7.jpgDébut de l'année 2008, dans le sillage de la flambée mondiale des prix des céréales, le prix des phosphates a bondi.

 

Comme le pétrole, les réserves mondiales de phosphates sont limitées et en concurrence entre les différents usages. Dans ces conditions, le moindre à-coup, tel qu'une demande supérieure pour l'utilisation agricole provoque une tension sur les prix.

 

Ainsi, c'est l'augmentation de la demande globale de phosphate comme fertilisant des cultures qui est l'origine de la rupture d'approvisionnement du début de l'année 2008 ayant conduit à la hausse que l'on connaît.

 

Il existe plusieurs stratégies pour faire face à cette hausse liée au passage d'une situation d'abondance à une gestion de la rareté.

 

Considérant, le phosphore comme essentiel au bon fonctionnement du métabolisme des porcs, le phosphate doit être vu comme une source de phosphore et raisonné au plus juste.

 

Au cours de la vie du porc, les besoins en phosphore évoluent. Ainsi, une approche rigoureuse des besoins par stade physiologique est à considérer.

 

Une évaluation fine des apports par les matières premières autres que les phosphates est également à réaliser car bien que moins digestible (de l'ordre de 50 %) cela représente la source prépondérante d'apport en phosphore de la ration.

 

Dès lors, l'utilisation de phytase pour améliorer la digestibilité du phosphore apporté par les matières premières en limitant à la fois l'utilisation additionnelle de phosphate et les rejets de phosphore non digéré est une voie à privilégier.

 

Aujourd'hui, la connaissance des besoins des animaux, des conditions optimales d'utilisation de la phytase permettent d'envisager de se passer de l'incorporation de phosphate minéral dans certains aliments en limitant par la même occasion l'impact environnemental.

 

Cette approche raisonnée du phosphore, aussi bien en termes de ressource limitée que de polluant potentiel font que plus que jamais il faut raisonner au plus juste l'utilisation des phosphates pour garantir une production durable de viande de porc.

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